Cité Libre

Cité Libre était un journal politique influent publié au Québec pendant les années 1950 et les années 1960. Cofondé en 1950 par le rédacteur et le futur Premier Ministre canadien Pierre Trudeau, la publication a servi d'organe d'opposition au gouvernement conservateur et autoritaire de Maurice Duplessis.

Le journal a publié des contributions rédigées par des intellectuels comme Trudeau, Gérard Pelletier, René Lévesque, Pierre Vallières et d'autres intellectuels et activistes. De cette manière, le journal s'est bâti une réputation pour ses points de vue radicaux à une époque où les articles critiques à l'endroit de Duplessis étaient difficiles à publier en raison de la répression gouvernementale. Le journal était aussi anticlérical dans son orientation, critiquant l'influence de l'Église catholique sur la société québécoise et exprimant son appui aux travailleurs lors de la grève d'Asbestos et son opposition aux mesures de répression entreprises par Duplessis comme la loi du cadenas. Le rédacteur, Pierre Trudeau, a présidé à la formation du Rassemblement, un groupe consacré à la mobilisation du public contre Duplessis. Ce groupe, de concert avec Cité Libre, a contribué à favoriser l'intellectualisme à l'origine de la renaissance du Parti libéral du Québec, vainqueur de l'Union Nationale en 1960.

Beaucoup de thèmes soulevés par Cité Libre ont trouvé leur réalisation pendant la Révolution tranquille du Québec des années 1960. Un certain nombre de contributeurs du journal ont participé activement à ce mouvement. Durant les années 1960, la société québécoise s'est divisée entre les nationalistes/souverainistes québécois comme Lévesque et Vallières et les fédéralistes canadiens comme Trudeau et Pelletier. Le fossé ainsi creusé entre les membres du conseil du journal allait influencer l'évolution du magazine en un journal de tendance fédéraliste. Aussi, le journal a abandonné ses penchants pour les idées socialistes et est devenu de plus en plus libéral dans son orientation. La division parmi la gauche québécoise, ainsi que l'entrée d'un certain nombre de journalistes de Cité Libre en politique électorale, a mené à la fermeture du journal en 1966.

Le journal est ranimé en 1991 pour promouvoir l'unité canadienne et combattre le mouvement souverainiste, alors ascendant suite à l'échec de l'Accord du lac Meech. La revue se décrit alors comme "la voix du Québec pour le libéralisme". En 1998, parait une édition anglaise, dont le contenu est identique à la version française. En 2000, plusieurs croyant que la Loi (fédérale) sur la clarté référendaire eût sonné le glas du mouvement séparatiste, la publication est suspendue indéfiniment.

Tiré de Wikipédia, Septembre 2007

Cité Libre was an influential political journal published in Quebec, Canada, through the 1950s and 1960s. Co-founded in 1950 by editor and future Prime Minister of Canada Pierre Trudeau, the publication served as an organ of opposition to the conservative and authoritarian government of Maurice Duplessis.

The journal published contributions by intellectuals such as Trudeau, Gérard Pelletier, René Lévesque, Pierre Vallières and other intellectuals and activists. In doing so, the journal gained a reputation for its radical viewpoints at a time when anti-Duplessis views were difficult to get into print. The journal was anti-clerical and often criticised the strong influence that the Roman Catholic Church then had in Quebec. It also favoured civil libertarianism, as shown by its opposition to such measures as the Padlock Law (adopted by Duplessis in 1937) and its support of the Asbestos Strike. Editor Trudeau helped form the Rassemblement, a group devoted to turning the public against Duplessis. This group, combined with Cité Libre, helped foster the intellectualism that revived the Quebec Liberal Party, which defeated the Union Nationale in 1960.

Many of the themes raised by Cité Libre found fruition during Quebec's Quiet Revolution of the 1960s. A number of the journal's contributors went on to take leading parts in that movement. As the 1960s progressed, Quebec society became divided between Quebec nationalists and sovereigntists such as Lévesque and Vallières and Canadian federalists such as Trudeau and Pelletier. This caused a rift among the journal's board members, ultimately leading to the magazine's evolution into a federalist journal. As well, the journal abandoned its earlier interest in socialist ideas and became more and more liberal in orientation. The division among Quebec's left, as well as the entry of a number of Cité Libre figures into electoral politics, led to the journal's demise in 1966.

Cité Libre was revived in July 1991 to help promote Canadian national unity in Quebec and combat the perceived (pro-Quebec nationalist) "political unanimism" in the province. In 1998, an English-language version (also under the name Cité Libre) was launched; unlike most other bilingual publications, both the French and English versions were identical in their respective content. Publication ceased (both in French and English) in 2000, officially because of the magazine's perception that separatism was defeated, thanks in particular to the Clarity Act.

From Wikipedia, September 2007